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Numérique responsable : vers une transition des usages
14 octobre 2020

Le numérique responsable se définit comme « L’ensemble des technologies de l’information et de la communication dont l’empreinte économique, écologique, sociale et sociétale a été volontairement réduite et / ou qui aident l’humanité à atteindre les objectifs du développement durable ».

Lexique du Club Green IT (2018)

Selon le Baromètre du numérique du Secrétariat d’Etat chargé du numérique, en 2008, 53% de la population française désignait le numérique comme une chance et seulement 35% comme une une menace. En 2019, les proportions ont bien changé. En effet, 38% des français considèrent le numérique comme une chance et 44% comme une menace.

Prise de conscience de l’impact environnemental du numérique

Les chiffres de l’année 2019 marque une prise de conscience et de volonté de la part des citoyens français à s’engager dans une économie durable (80% de la population a envie de réduire l’empreinte environnementale de ses équipements (69% réduire l’impact de ses usages).

Continuer à utiliser les outils digitaux en réduisant son empreinte environnementale est tout à fait possible et à la portée de tous. Vous ne savez pas comment réduire votre impact ? Vous trouverez ci-dessous un résumé de quelques éco-gestes.

Agir pour l’environnement dans le digital

Éteindre ses appareils

Les appareils mis en veille consomment quand même de l’électricité. S’ils ne sont pas utilisés, il est préférable de les éteindre complètement. Point positif, vous économisez jusqu’à 10% d’électricité mais aussi, vous augmentez la durée de vie de vos appareils (source : total.direct-energie.com).

Faire régulièrement le tri de ses mails

Selon l’organisation Carbon Literacy Project, un e-mail standard génère environ 4 g de CO2. Le CO2 émit se calcule en fonction du poids de l’email (lié au contenu et au design). Il existe des outils comme Cleanfox.io qui vous permettent de faire le tri dans vos abonnements newsletters. En quelques clics, vous vous désabonnez. Pensez aussi à faire le tri dans vos spams pour éviter qu’ils ne soient pas stockés dans des serveurs inutilement.

Éteindre sa box

Allumés 24 heures sur 24, une box ADSL et le boîtier TV associé consomment en moyenne 200 kWh par an (source : GreenIT.fr). Le soir ou quand vous partez de votre domicile, pensez à éteindre votre box. Cela vous prendra quelques secondes et vous permettra de réaliser des économies sur votre facture.

Utiliser les raccourcis

Dans votre quotidien, vous devez sûrement aller plus régulièrement sur certains sites que d’autres. Pour y accéder,  plutôt que d’ouvrir un moteur de recherche et de taper le mot clé, enregistrez le site dans vos favoris ou créez un raccourci sur votre bureau (source : multimedia.ademe.fr).

Pour aller plus loin dans vos démarches d’éco-gestes…

Vous adoptez peut-être déjà plusieurs de ces bonnes pratiques et vous vous sentez capable de faire mieux si c’est pour le bien de votre planète ? Et bien, c’est possible ! Ces bonnes habitudes sont plus “contraignantes” mais pratiquées à grande échelle pourraient encore plus réduire l’impact du numérique et nous faire avancer dans cette course à l’énergie verte.

Limiter son usage du cloud

Le cloud a bien des avantages surtout lorsqu’on a besoin de travailler sur des documents partagés. Nos données sont alors stockées dans des datacenters qui eux, ont besoin de fonctionner en permanence. Si vous avez besoin de travailler sur un document personnel, privilégiez le stockage en local (source : solutions-numeriques.com).

Investissez dans un ordinateur moins énergivore

Si vous avez besoin d’un nouvel ordinateur,  optez plutôt pour un ordinateur portable. Les ordinateurs portables consomment 50 à 80 % d’énergie en moins qu’un ordinateur fixe (source : Ademe.fr). Vous pouvez aussi vous fier aux éco-labels. Green.IT regroupe une liste d’éco-labels permettant identifier les technologies avec le moindre impact sur l’environnement pendant leur cycle de vie.

Regarder des vidéos en basse définition avec la fibre

15% des données échangées dans le monde correspondent à Netflix selon Rémy Marrone, enseignant en marketing digital lors de sa conférence sur “L’art de la sobriété numérique : gagner en efficacité tout en étant plus écolo” (2019). Regarder une vidéo en basse qualité permet de consommer quatre à dix fois moins d’énergie (Science&Avenir.fr). Si vous en avez la possibilité, regardez une vidéo de chez vous avec une connexion en fibre optique plutôt que sur votre téléphone connecté avec la 4G .

Numérique responsable et greenwashing

Halte aux idées reçues ! Certaines entités prônent être responsables alors qu’elles tentent juste de verdir leur image. Ci-dessous, une liste de quelques exemples d’actions ou de technologies semblant s’apparenter à du greenwashing.

Effacer son empreinte carbone par des bonnes actions

Plusieurs géants du web (Facebook, Apple) s’engagent déjà dans une logique de développement durable et affirment alimenter leurs datas centers à 100% en énergies renouvelables. Microsoft souhaite aller encore plus loin dans cette démarche en tentant “d’effacer” l’empreinte carbone accumulée depuis sa création, en 1976. Les actions envisagées pour réduire son empreinte sont très prometteuses mais certaines comme reforestation ou le reboisement ne permettront pas d’effacer l’empreinte carbone au propre sens du terme (source : lesnumeriques.com). Premièrement, toutes les forêts ne se valent. Certains arbres permettent de réduire plus de CO2 dans l’atmosphère que d’autres notamment les plus anciens. Il faudrait donc avoir la certitude que ces arbres ne seront pas par la suite recoupés. De plus, nous devrons attendre des centaines d’années pour qu’une forêt se construise (source : socialter.f)..

Certains moteurs de recherche se prétendent également green en reversant une partie des bénéfices récoltés via les annonces, à des projets sociaux environnementaux. Cette pratique s’inscrit toujours dans logique capitaliste, consommer plus en s’attribuant des “droits à polluer” (source : www.socialter.fr).

Le digital est plus écologique que le papier

Les technologies numériques, à l’inverse du papier consomment de l’énergie tout au long de leur cycle de vie. Lorsque vous lisez un document sur un support digital, au-delà de 2 à 3 minutes de temps de lecture par page, l’impression du document en noir et blanc, en recto-verso, deviendrait préférable pour réduire les émissions.

Allonger la durée de vie ou recycler 

Les équipements électroniques sont créés à partir de matières rares et leur recyclage est à la fois complexe et onéreux. Selon l’agence GreenIT, seulement 20 % des déchets électroniques sont recyclés. De ce fait, nous vous conseillons de favoriser la réparation au remplacement en cas de panne. Le site longuevieauxobjets.gouv.fr propose un annuaire en ligne qui vous permet d’être mis en relation avec un loueur, un acheteur, un vendeur, un prêteur… d’objets électroniques ou non sans passer par la consommation de produits neufs !

Des applications I.A. green

Actuellement, des projets d’I.A. green voient le jour. Celles-ci seraient capable de de visualiser en temps réel votre consommation électrique et votre empreinte carbone. Elles ont aussi la possibilité mais aussi de vous soumettre des modifications quant à l’usage de votre smartphone. Ces applications dotées d’une IA sont en effet “green“ si elles ne sont pas trop énergivores pour votre téléphone (sources : lemondedelenergie.com cnetfrance.fr).

Face à la montée du réchauffement climatique, nous avons la possibilité de devenir de réels acteurs de changement. L’usage des technologies de l’information et de la communication n’étant pas réglementé, nous sommes à la fois libres et responsables de nos choix. La prise de conscience et l’action peuvent se faire par le bouche à oreilles, n’hésitez pas à faire part de ses éco-gestes autour de vous.

N’hésitez pas à faire un tour sur les autres articles de notre Blog. 😉

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